Lycée Saint-Exupéry de Fameck

La rencontre avec les élèves du lycée Saint-Exupéry de Fameck a été particulièrement riche en échange. Dès mon arrivée, j’ai senti une attention certaine et de l’intérêt pour ce que j’allai dire. Les lycéens m’ont écouté jusqu’au bout, sans m’interrompre, sans bouger et sans se parler, alors que j’exposais mon parcours et que je présentais mon livre « Jeunesse ratée », paru aux éditions Marsa, en septembre 2017.

À la fin de ma prise de parole, les questions ont été nombreuses, ce qui était une belle surprise. La discussion a été fluide, spontanée, tout en restant respectueuse. Les élèves étaient véritablement réceptifs, avides d’en savoir d’avantage. Les questions venaient autant des filles que des garçons, principalement axées sur les métiers du livre, l’activité d’auteur, ce qui peut en découler, comment une telle carrière peut se construire ; en somme des questions assez pragmatiques. En revanche, il y eut peu de questions théoriques sur les pratiques d’écriture par exemple ou les techniques de narration. Aucune question sur l’extrait qu’ils avaient pu lire auparavant. J’ai donc essayé, à travers leurs questions, de cerner leurs attentes et de structurer le débat en ce sens. Avec du recul, je me rends compte avec regret que je n’ai pas pris connaissance de leurs auteurs adulés, de ce qu’ils aiment lire habituellement, cela me semble être des informations cruciales mais je n’ai pas forcément posé une question directe à ce sujet.

Je tenais, à l’issue de cette rencontre, à ce qu’ils arrivent plus ou moins à se représenter la littérature algérienne aujourd’hui. Mon objectif était également de leur apporter certaines informations quant à cette littérature portée par de jeunes femmes issues du Maghreb en citant des écritures féminines jeunes et innovantes comme Kaouthar Harchi ou Sarah Haidar. Je craignais que mon âge relativement jeune pour une auteure amène une certaine dérision, mais j’ai eu le sentiment contraire, que cela a eu un impact positif et a renforcé le lien que j’ai pu tisser avec eux pendant ce court moment. J’ai ressenti une soif de lecture, une envie de mieux connaître cette littérature, des thèmes qu’elle traite et qui sont ses auteurs.es. Je me rappelle particulièrement d’une élève qui était venue me voir à la fin pour me demander mon adresse mail afin de pouvoir me communiquer ce qu’elle écrivait. Je n’ai par la suite pas eu de ses nouvelles, mais cela montre une fois de plus tout l’intérêt porté. J’ai senti un réel potentiel et une envie d’initiatives.

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